La recherche de partenariat avec l’industrie, partie I

Cette semaine, nous vous proposons deux billets sur la recherche de partenariat avec l’industrie du jeu vidéo pour les bibliothèques et l’espace public.

1. Connaître le contexte de l’industrie

Montréal est une plaque tournante de l’industrie internationale et de nouveaux studios continuent de s’y installer à chaque année. Nous devons une partie de cette vitalité à l’ex-premier ministre Bernard Landry qui avait convaincu Ubisoft de venir s’installer et de créer ce qui deviendrait le plus gros studio nord-américain de jeux vidéo. Depuis, des studios comme Bioware, THQ, EA Montréal, Warners Brother et EIDOS Montréal sont venus ajouter à la créativité ludique de la cité. Dans ce contexte d’émergence, les bibliothèques et l’espace public sont dans une bonne situation pour développer des partenariats.

2. Analyser les besoins de l’industrie

Malgré le dynamisme de l’industrie local, il est important de noter que les produits de l’industrie du jeu vidéo sont commercialisés à l’échelle mondiale. Quoique le jeu soit créé à Montréal, il se retrouvera sur les tablettes du monde entier ce qui rends négligeable les ventes locales. Contrairement à la chaîne du livre qui nécessite l’appart des bibliothèques pour vendre les ouvrages locaux, on ne peut développer des partenariats dans l’objectif d’augmenter les ventes des compagnies.

À Montréal, l’industrie recherche un double objectif : une reconnaissance et une valorisation de sa créativité et de son talent local (qui est trop souvent méconnu par le public) et le recrutement de nouveaux employés. La vitalité de l’industrie nécessite de jeunes employés qui viendront remplir les nombreux postes vacants qui proviennent de l’expansion rapide de l’industrie à Montréal. L’image de la compagnie est donc vitale dans le développement des ressources humaines.

3. Définir ses besoins

Pour ce qui est des bibliothèques, les bénéfices de partenariats avec l’industrie sont multiples. Mais, avant tout, la bibliothèque se doit d’intégrer la chaîne du jeu vidéo en partenariat avec l’industrie. Tout comme nous l’effectuons avec les œuvres littéraires, les jeux vidéo se doivent d’être considérés comme un média porteur de sens. Il faut être plus qu’un club vidéo en effectuant de la médiation, de la contextualisation et de la démocratisation pour les jeux vidéo. L’industrie peut nous aider en offrant des conférenciers pour mettre en valeur les produits locaux (contextualisation), en effectuant des démonstrations de jeux dans les bibliothèques (médiation), en financement des espaces ludiques (démocratisation), etc.

À titre de partenariats, quelques projets intéressants ont lieu dans les bibliothèques de Montréal:

La National Gaming Day 2011

En collaboration avec  les Bibliothèques de Montréal, Eidos Montréal (Deus Ex: Human Revolutions) présentent 6 conférences sur la conception de jeux vidéo samedi 12 novembre. Les bibliothèques de Montréal se sont aussi associées à l’éditeur de jeux de société, le Scorpion Masqué (J’te gage que, Super Comics, etc.) pour cette journée du jeu en bibliothèque.

Borne Allô-Prof

En s’associant avec le site web Allô Prof, les Bibliothèques de Montréal ont reçu la première borne interactive pour l’aide aux devoirs. Les jeunes peuvent y jouer à des jeux éducatifs comme FinLapin (tables d’addition et multiplication) et bien d’autres.

Ces exemples démontrent qu’il y a de l’intérêt à la fois de la part des compagnies de jeux vidéo à Montréal et de la part des bibliothèques. Les jeux, que ce soit pour l’éducation, pour la sociabilité ou pour le plaisir, deviennent de plus en plus important dans les espaces publics. L’industrie et les bibliothèques ont un rôle à jouer dans le développement social par le jeu.

Dans la deuxième partie à paraître jeudi, je discuterai du potentiel des nouveaux partenariats.

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